Mardi 13 juin 2017 – 17H-19H

Date
Mardi 13 juin 2017
Heure
17h00 - 19h00
Lieu
Salle A709 - 7ème étage
image_13juin2017_330px.jpg

Le champ des études organisationnelles fait partie du champ des sciences sociales et, en tant que champ spécifique, il est marqué par la domination qu’exerce de nos jours le champ anglo-américain et les normes que celui-ci met en place.  Face à cette hégémonie, on observe des formes de résistance qui mêlent à la fois des éléments politiques, socioculturels, linguistiques et intellectuels. Si cette tendance est particulièrement observable dans le champ francophone dont l’autonomie est relativement importante par rapport au champ dominant, on peut également l’observer dans le champ de langue anglaise d’influence britannique et européenne,voire dans d'autres champs (Amérique latine, Japon,..). Si es effets de cette hégémonie anglo-américaine ont été abordés par de nombreux chercheurs, moins nombreux sont ceux qui se sont intéressés aux effets cognitifs de cette anglicisation massive observable aujourd'hui dans certaines institutions du monde non anglophone. L'objet de cette table ronde sera donc de rendre compte de ces constats et de présenter des voies qui permettent de maintenir une diversité linguistique, synonyme à la fois de diversité intellectuelle et culturelle indispensable à l'ouverture vers d'autres possibles. L'unité n'étant pas bien sûr synonyme d'uniformité.

Intervenants :

  • Rafael Alcadipani, FGV Sao Paulo
  • Jean-François Chanlat; Université Paris-Dauphine P.S.L
  • Mustafa Özbilgin, Brunel University, London
  • Hèla Yousfi, Université Paris-Dauphine P.S.L